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Neposync v0.2 released, with support of Amarok collections

One month after initial release of Neposync, I've just released version 0.2.

In addition to bugfixes, this release brings two interesting features:

  • Ratings of MP3 files can be copied from Nepomuk to files metadata, and vice-versa (first version only supported image files).
  • Neposync can now connect to your Amarok collection, and synchronize Amarok ratings with files metadata.
    Syntax is intuitive: type neposync --amarok-to-files to copy Amarok ratings to files, and neposync --files-to-amarok to do the opposite operation.

You can find strange for the tool to perform synchronization with Amarok, which is far from the original goal, but needs are similar: will you spend hours to rate your MP3 files in Amarok if you have no guarantee these ratings will be kept if you move your files ?

Moreover, the two features brought together allow to copy Amarok ratings to Nepomuk:

neposync --amarok-to-files
neposync --files-to-nepomuk

or to copy Nepomuk ratings to Amarok:

neposync --nepomuk-to-files
neposync --files-to-amarok

The only drawback is that neposync now needs libmysqlclient to compile.

Download

Neposync moved from gitorious to github, to benefit from its own bugtracker and downloads page. So if you had cloned the gitorious repository, please update your URL.

Neposync is a simple Qt C++ program, using KDE libs. At your choice, you can:

  • download the source tarfile
    To compile, just type qmake && make
  • retrieve git sources: git clone git://github.com/ericpignet/neposync.git
  • install the ArchLinux package from AUR: just type yaourt neposync

Once again, please tell me if you use the tool, if you find bugs, or if you'd like to see a new feature. I'm also interested by packages for other Linux distributions.

Update: because of spam, I need to close comments for this post. If you have something to ask or a comment to do, please use the github page.

Neposync, to synchronize Nepomuk with files metadata

UPDATE: project moved to github, links updated. Plus, new post about new features of neposync.

With KDE SC 4.4 and integration of Virtuoso in distributions, semantic desktop is no more a futuristic project but a reality: I tested tagging, rating, filters in Gwenview, searches in Dolphin, all works fine.

But before starting the long work of tagging my gigabytes of photos, I wanted to be sure the work would not be lost if I change my computer or my distribution. The problem is that there is no utility to backup/export the Nepomuk Virtuoso database at this time. [1] [2]

So I decided to write a simple tool to:

  • read tags/ratings from Nepomuk and store them in files metadata (same metadata used by Digikam)
  • read tags/ratings from files metadata and store them in Nepomuk

This is a command-line tool very easy to use. You just cd to a directory containing images tagged/rated via Dolphin or Gwenview and you type:

neposync --nepomuk-to-files

That's it: all tags/ratings for images in the current directory are now stored in files metadata and will never be lost. If you copy these images on another KDE powered computer, you just have to type:

neposync --files-to-nepomuk

to fill Nepomuk database with your valuable manual work.

The tool also allows you to display all tags/ratings stored in Nepomuk, or to clear them (see usage below).

Download

Neposync is a simple Qt C++ program, using KDE libs. At your choice, you can:

  • download the source tarfile: neposync-0.2.tar.gz
    To compile, just type qmake && make
  • retrieve git sources: git clone git://github.com/ericpignet/neposync.git
  • install the ArchLinux package from AUR: just type yaourt neposync

That's all for now.

Please tell me if you use the tool !

Usage

The full usage of the tool is:

Common usage:
  neposync -nf OPTIONS.. DIRECTORY
  neposync -fn OPTIONS.. DIRECTORY
Actions:
  -nf, --nepomuk-to-files    Read tags/ratings from Nepomuk and store them in files metadata
  -fn, --files-to-nepomuk    Read tags/ratings from files metadata and store them in Nepomuk
  -dn, --display-nepomuk     Display all Nepomuk tags/ratings
  -cn, --clear-nepomuk       Clear all Nepomuk tags/ratings
Options:
  -r   --recursive           Recurse into sub-directories
  -f   --force               Copy tags/ratings even if empty on source side
  -V   --verbose             Display all nepomuk output (depending on KDebug settings)
  -h   --help                Display this usage information
DIRECTORY is optional, if absent the current directory is synchronized

Remark: neposync uses IPTC 'keyword' metadata to read/store tags in files (as Digikam)
        neposync uses XMP 'Rating' metadata to read/store ratings in files (as Digikam)

Notes

[1] I mean, nothing reliable. Save my soprano-virtuoso.db file is not option: nothing guarantees that if some files/configs are different on the new installation, nepomuk will not show an error at startup.

[2] There is a GSoc project, but who knows when something reliable is released.

Au revoir et merci Kubuntu, bonjour ArchLinux

Voici près de 4 ans jour pour jour que j'ai écris mon dernier post sur ce blog, il concernait le futur de Kubuntu.

Je serai resté environ 5 ans sous Kubuntu en tout, et je dois avouer c'était un plaisir. Pas une seule réinstallation complète pendant ce temps, juste des mises à jour. J'ai fait beaucoup de choses pendant ces années et le plaisir justement, c'était de ne pas avoir à me soucier de mon système d'exploitation, de juste l'utiliser.

Cependant il y a quelques semaines une conjonction de faits m'a convaincu de donner sa chance à ArchLinux:

  • un nouveau disque dur avec plein de place dessus
  • quelques soucis mineurs sur Kubuntu (les vidéos Flash HD s'affichent... toutes roses!)
  • l'envie depuis toujours de tester une distribution en rolling release (toujours des logiciels à jours, et pas de mega-update risqué)
  • pas mal de bon commentaires concernant ArchLinux sur LinuxFR
  • le test très convainquant du LiveCD Chakra-project, basé sur ArchLinux

J'ai donc installé sans difficultés ArchLinux avec KDEMod, grâce aux wikis français et anglais. La configuration est manuelle mais c'est très relatif: quelques paquets à installer (X, alsa, UDev, HAL...) et deux trois fichiers de configurations... que de toutes façons j'avais aussi dû modifier sur Kubuntu.

Je ne vais pas faire une présentation d'Arch, c'est facile d'en trouver sur Internet. Mais ce qui m'a frappé une fois que j'avais mon bureau KDE configuré, c'est que... Nepomuk était parfaitement fonctionnel et rapide, ce qui n'avait jamais été le cas sur Kubuntu. Ca apporte vraiment un gros plus au bureau: que toutes les applications partagent les mêmes tags/notations de fichier, pour par exemple rechercher facilement toutes les photos de son chat depuis le gestionnaire de fichiers... La raison est simple: ArchLinux package le backend Virtuoso, fiable et rapide.

Si j'ai écrit ce billet, ce n'était pas à l'origine pour parler d'ArchLinux mais plutôt pour introduire le billet qui va suivre, concernant Neposync.

Le futur de Kubuntu

Le Fridge a relayé il y a peu un message de Mark Shuttleworth, annonçant une réunion[1] entre les communautés Kubuntu et KDE pendant le LinuxTag.

Dans ce message, Mark, qui prend en considération la très forte communauté KDE, souhaite que la distribution Kubuntu soit a la hauteur et soit the best example of KDE in action.

Pour cela, il propose notamment de séparer le cycle de release d'Ubuntu et de Kubuntu, pour que Kubuntu can release when KDE releases.
L'avantage est qu'on n'aurait plus une distribution (breezy par exemple) avec plusieurs versions de KDE supportées (KDE 3.4 et KDE 3.5 avec les dépôts riddell). On aurait un Kubuntu parfaitement optimisé pour un KDE donné, et dès le jour de sa sortie.
Par contre, le risque est que Kubuntu s'éloigne d'Ubuntu, qu'on perde la notion "Une distribution pour plusieurs bureaux" (notion déjà mise à mal par le fait que la distribution Ubuntu ne promeut que Gnome).

Kubuntu doit-il aller vers un rapprochement avec Ubuntu, l'union faisant la force (un nom et un artwork unique aident niveau marketing), ou Kubuntu doit-il devenir plus autonome, devenir vraiment une distribution complète basée sur KDE ?

On m'a demandé mon opinion personnelle sur ce que devrait être le futur de Kubuntu par rapport à celui d'Ubuntu, je retranscris ci-dessous ma réponse.

Il y a deux points tout à fait différents:

1) Le point de vue technique

Je suis à 200% pour que techniquement Ubuntu et Kubuntu restent la même distribution. C'est à dire que tous leurs paquets restent les mêmes.
La seule différence doit être la sélection de paquets par défaut: Ubuntu doit apporter un ensemble de logiciels Gnome cohérents, et idem pour Kubuntu.

Dans cette optique, je suis personnellement contre la proposition, évoquée par Mark, de désynchroniser le cycle de releases d'Ubuntu et de Kubuntu.
Ubuntu et Kubuntu doivent rester deux façons de présenter de façon cohérente aux utilisateur la *même* distribution. Je pense qu'il faut prendre garde à ne pas s'éloigner de ce principe de base.

Je sais que ce n'est pas très beau de devoir ajouter les dépots de Jonathan Riddell pour avoir une nouvelle version de KDE, mais ça peut se résoudre avec un dépot officiel "desktop-update" par exemple, non activé par défaut.

2) Le point de vue marketing

J'aurais aimé qu'il n'existe qu'un seul nom Ubuntu, qu'un seul artwork, qu'un seul packaging (à moyen terme la place limitée sur un CD ne sera plus du tout un problème, tout le monde pourra lire des DVD).
Mais j'aurais aimé qu'en ce cas Ubuntu ne soit pas présentée comme une distribution Gnome, une distribution facile grâce à Gnome, mais comme une distribution tout court, comprenant plusieurs bureaux, chaque bureau comportant un ensemble cohérent d'application (contrairement à une distrib comme mandriva dont les logiciels installés par défaut sont très hétérogènes).
Dans cette optique, on séparerait complètement les notions de Ubuntu et de Gnome. Si on voulait parler d'un certain bureau, on dirait Ubuntu-Gnome ou Ubuntu-KDE.
A l'installation, on laisserait le choix à l'utilisateur, avec une capture d'écran de chaque environnement et les principaux avantages de chacun. Ce n'est pas apporter de la confusion à l'utilisateur: ce choix est bien plus compréhensible pour un débutant que tous les autres choix qu'il a dû faire l'or de l'installation de l'OS (notamment le partitionnement).
Et puis l'utilisateur pourrait cliquer suivant, en ce cas il installerait Gnome, qui est je l'admets le bureau plus simple pour un débutant.
Reste le problème (à court terme) de ceux qui veulent graver eux-mêmes leur Ubuntu mais qui n'ont pas de graveur de DVD. Pour eux on peut continuer à proposer des CD dédiés comme actuellement. Mais en laissant le choix du bureau au téléchargement.

Mark et Canonical ont pris une voie différente: associer clairement Ubuntu à Gnome.
Le CD Ubuntu est un CD Gnome et aucun débutant ne devinera l'existence de Kubuntu/KDE.
Je n'accepte pas que KDE devienne seulement un bureau alternatif pour geeks, qu'on ait le vrai bureau Ubuntu officiel, Gnome, et un bureau alternatif KDE, qui n'aura évidemment pas autant de moyens (donc une moins bonne qualité), et très peu de visiblité.
Ainsi, je suis partisan, pour redonner de la visibilité à KDE, pour remettre KDE sur le même plan que Gnome, pour que les gens comprennent que ce n'est pas risqué d'installer KDE, qu'ils auront toujours un environnement tout à fait cohérent, uniforme, de promouvoir la distribution Kubuntu.

Le site Kubuntu-fr[2] va tout faire pour avoir le plus de succès et de visibilité possible, car j'aimerais que tout le monde prenne connaissance de Kubuntu, qui pour moi est la distribution Linux idéale.

Pour résumer: j'aurais préféré que KDE soit un bureau au même titre que Gnome dans une distribution unique Ubuntu. Mais comme ce n'est pas le cas, j'aimerais que Kubuntu prenne de l'importance pour attirer une communauté importante d'utilisateurs mais aussi de contributeurs. Je crois que c'est impossible au sein d'une distribution Gnome, qu'aucune kadeiste n'aura envie de s'impliquer dans une distribution Gnome.
Donc je suis plutôt à classer parmi les fusionnistes, mais dans l'état actuel des choses je ne peux que supporter Kubuntu.

Notes

[1] Un compte-rendu de la réunion, qui n'apporte soit dit en passant pas grand'chose, est disponible sur dot.kde.org

[2] Même moi je me mets au teasing :)

Essayez la beta de Vim 7.0 !

Je suis Vi-addicted, ou plus précisément Vim-addicted. Ca étonnera probablement ceux qui me connaissaient à l'ENSIMAG, car à l'époque j'avais pas fait l'effort de m'y mettre et je préfèrais nettement nedit pour éditer des fichiers sous Unix. Mais le temps a passé et, en particulier pour tout ce qui est langages scriptés, j'utilise intensivement Vim, et notamment plusieurs fichiers en même temps, fenêtre splittée ou non.

Il y a quelques semaines j'avais vu qu'une beta de Vim 7 étaient sortie, mais je ne l'avais pas essayée, étant pleinement satisfait de mon Vim 6.4 fourni avec Kubuntu (et sur les machines Linux au boulot). Je me suis décidé hier à l'essayer et... Ca en valait vraiment le coup !

L'installation ne pose aucun problème. La beta se trouve sur le FTP de Vim et s'installe avec un classique:

./configure [--enable-gui] [--prefix=/path/si/different/de/usr/local]
make
sudo make install

--enable-gui permet de compiler et installer gvim, la version de Vim avec GUI, en plus de Vim. Je n'utilise pas gvim personnellement, c'est trop coûteux en ressources dans le cadre d'une utilisation distante via SSH, mais il faut reconnaître que la gestion des onglets (je vais y venir) est réussie dans gvim. Je n'ai eu qu'un paquet à ajouter à ma Kubuntu pour que le configure passe: ncurses-dev

Donc venons-en aux fait, ce que j'adore dans Vim 7.0, c'est la gestion des onglets (tabs). Ca s'utilise très facilement, avec notamment les commandes:

:tabe nomfichier (ouvrir un nouveau tab)
:tabc            (fermer un tab)
:tab commande    (ouvrir un tab sur une commande)
gt               (GotoTab, aller au prochain tab)

Encore mieux, si la souris est activée (:set mouse=a), on peux même cliquer sur les tabs pour les sélectionner, et il y a aussi une petite croix en haut à droite pour les fermer. Tout ça marche fort bien même dans le cadre d'une utilisation distante via SSH. Mais bon la force de vim, c'est de permettre de tout faire très rapidement s'en quitter les mains du clavier. Un petit screenshot vaut mieux qu'un long discours. On peut voir que le tab activé est en gras.



Autre nouveauté importante, la complétion automatique. Ca s'utilise notamment avec CTRL+X CTRL+O en mode insertion (oui ça fait raccourci à la emacs, mais en mode insertion on est bien obligé d'utilise CTRL). Il faut configurer la complétion avec un :set omnifunc=htmlcomplete#CompleteTags par exemple, voici un petit screenshot de ce que ça donne:



Le tout dans un terminal Yakuake, intégré dans mon environnement. On peut voir que le nombre de fichiers ouverts dans un onglet est rappelé à côté du nom de de fichier.

(cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Bref, du tout bon, cette version de Vim. Surtout quand on ajoute les nouveautés des dernières versions comme la possibilité de browser pour ouvrir un fichier, avec :E ou :Se.

Certains diront que Vim devient trop bloated, mais il est toujours instantané à s'ouvrir (chez moi) et la compatibilité est conservée avec les anciennes versions (si on ne veut pas de tabs, on n'utilise pas les commandes :tab*), et les évolutions vont vraiment dans le bon sens.

Coup de coeur pour... Netvibes.com !

En ce moment c'est la mode des pages d'accueil personnalisées, c'est à dire des portails où l'on choisit quelles informations faire apparaître et où on veut qu'elles soient placées. Je ne sais pas qui a été le premier à faire ça, mais en tous cas maintenant il y en a pas mal, dont les habituels Google, et Microsoft, mais aussi... Netvibes, dont j'ai envie de parler aujourd'hui.

Jusque maintenant je ne voyais pas trop l'intérêt de tout ça, quel intérêt d'avoir ses fils RSS et ses mails sur une page web alors qu'un agrégateur RSS et un mailer font beaucoup mieux le boulot... Mais quand j'ai vu Netvibes, j'ai trouvé ça super mignon, alors je lui ai donné une chance... Et j'ai adoré, voilà pourquoi:

  • aucune page de config, tout se configure en passant la souris au-dessus des boîtes. C'est super rapide, juste deux minutes, le temps de copier/coller les adresses de quelques flux RSS;
  • c'est un modèle de sobriété, un peu comme Google à ses débuts, et au contraire de Google maintenant: il n'y a presque pas de texte, ça repose l'oeil;
  • les modules Webnote. C'est juste des zones de texte, mais toutes jolies, avec un nom et une couleur, ça s'enregistre automatiquement et ça permet de coller des idées qui passent par la tête au boulot et les retrouver le soir. Disons que ça remplace très avantageusement la page PHP avec juste un textarea et un bouton envoyer que j'utilisais jusque là (à noter qu'un module spécifique TODO list va sortir d'ici peu);
  • le module Flickr, un peu gadget mais qui permet d'égayer la page (merci Tristan Nitot pour tes photos);
  • le fait de voir tous ses flux RSS en même temps permet de ne pas rater une info importante, sans avoir besoin de prendre le temps de tous les parcourir...

Jusqu'à présent je ne croyais pas du tout en un bureau complet dans le navigateur, mais j'avoue que vu les progrès effectués ces derniers temps, et en particuliers grâce à l'utilisation d'Ajax, ça devient vraiment crédible. Evidemment je n'échangerais pour rien au monde les fonctionnalités et l'intégration entre eux de mes clients lourds sur mon poste de travail (Kmail, Kopete and so on), mais pour une utilisation nomade, genre en vacances chez mes parents, ce genre de bureau trouve vraiment son créneau.

Pourquoi j'utilise Kubuntu

Kubuntu

Après... un mois et demi de silence, j'ai décidé de vous parler d'Ubuntu, ou plutôt Kubuntu, la distribution Linux que j'utilise depuis quelques mois. Rassurez-vous, il ne m'est rien arrivé durant ce temps, disons que j'ai décidé de me consacrer un peu plus intensivement aux projets qui me tiennent à coeur.

L'histoire commence début avril. A cette époque, je décide de contribuer au développement de KDE. Je reviendrai là-dessus très probablement dans un prochain billet. Problème: à ce moment, je tourne sous Mandrake 10.1 dont la version de KDE est la 3.3. Or je n'ai qu'une seule machine, pour l'utilisation classique et le développement, donc il me faut un KDE 3.4 packagé, qui sera compatible avec les modules que je compilerai à partir du tronc SVN. Depuis quelques temps déjà, j'ai envie de revenir vers une Debian-like et (K)ubuntu en est la version bleeding-edge qu'il me faut. Je l'ai déjà testée rapidement, mais là toutes les raisons me font l'installer comme OS princial.

Donc après 4 mois de Kubuntu, je pense connaître suffisamment la distribution pour en faire un faire un commentaire pertinent.

Voici ce que j'aime dans Kubuntu :

  • le public commitment (engagement public) que fait Ubuntu à ses utilisateurs. En particulier le fait qu'elle s'engage complètement dans les principes du logiciel libre, et qu'elle restera gratuite. Le fait qu'elle soit maintenant développée par une fondation indépendante aussi ;
  • la grande quantité de paquets officiels que contient la distribution et la puissance du système de gestion des paquets. La plupart des paquets Debian sont en effet repris dans Ubuntu ;
  • le calendrier fixe de sorties de versions, à savoir une sortie tous les 6 mois, pour avoir toujours un système à jour. De plus lorsqu'une version de KDE sort entre deux release, celle-ci est incluse dans les quelques jours dans les paquets officiels Kubuntu
  • la (relative) facilité d'installation ;
  • la communauté, particulièrement sympa et disponible (à comparer avec la communauté Debian moins accessible ou la communauté Mandriva il faut être membre du club pour participer).

Voici ce que j'aime moins dans Kubuntu :

  • la détection du matériel est meilleure que celle d'une Debian nue, mais pas à la hauteur de celle de Mandriva ou Suse. Quand j'ai booté pour la première fois, je n'avais ni son ni webcam. Pour le son, j'ai cherché assez longtemps avant de comprendre que le périphérique de ma carte son rentrait en conflit avec un autre, et qu'il fallait que je change l'ordre de chargement des modules. Pour la webcam, son driver, pourtant libre et éprouvé, n'était pas inclus dans Ubuntu. Rien de dramatique donc, des problèmes faciles à résoudre pour un habitué, mais n'incitant pas un débutant à poursuivre l'aventure sous Linux. Surtout que ces périphériques sont parfaitement reconnus par d'autres distributions ;
  • certains paquets (pas les logiciels connus) vraiment vieux. Par exemple, j'en avais parlé dans un commentaire, SCIM n'en est qu'à sa version 1.0.2, alors qu'il y a eu 3 versions majeures depuis ;
  • la jeunesse de l'ensemble : des paquets sans entrées dans le menu, d'autres non traduits ou sans documentation (alors que la documentation existe)...

J'ai parfaitement adopté Kubuntu qui répond pleinement à mes besoins : pouvoir développer pour KDE, au sein d'un système stable et avec les dernières versions des logiciels. Durant ces 4 mois, j'ai pas mal contribué au Wiki Ubuntu-fr et je pense que ce wiki est une mine d'or pour les débutants. Cependant, dans sa version actuelle, je ne conseillerai pas (K)ubuntu à un débutant car il nécessite de mettre les mains dans le camboui (il n'y a pas d'outil graphique de configuration du matériel). Je continue à estimer que l'utilisateur final, non informaticien, ne doit pas avoir à taper de la ligne de commande pour pouvoir utiliser son ordinateur (sous-entendu: surfer sur Internet, copier les images de son appareil photo, rédiger ses lettres), qu'il n'a même pas à voir le processus de boot du système.

Au fait, il y a quelques jours j'ai installé une Gentoo et... j'ai tripé :-) Faudra aussi que j'en parle...

Favoriser l'Informatique Libre et Loyale en Entreprise (2) Debian

Et puis le lendemain, c'est Raphaël Hertzog, grand contributeur au projet Debian et auteur du livre Cahiers de l'admin: Debian, qui nous a présenté Debian GNU/Linux.

Le plus intéressant dans sa conférence n'était pas la description technique de la distribution, ses avantages et ce qu'on lui reproche; c'était surtout la description du fonctionnement de l'association, par quelqu'un de l'intérieur. Je rappelle que Raphaël a été candidat au poste de leader de Debian, il connaît particulièrement bien les mécanismes internes de Debian.

Les questions qui ont suivi ont aussi été intéressantes. Bon, sans surprise, la première a été la date de sortie officielle de Sarge, actuellement version Testing de Debian... Sans surprise la réponse a été évasive. Il paraîtrait que c'est imminent, le temps de fermer une centaine de bugs critiques, en enlevant des paquets si nécessaire, et de finaliser le tout. XOrg est prêt également, il sera disponible après que Sarge soit sortie. Plusieurs auditeurs ont regretté que souvent les fabricants de serveurs (Dell ou HP par exemple) ne fournissent du support que pour la distribution RedHat, et ne fournissent leur outils spécifiques qu'en RPM, car ils n'ont d'accords qu'avec RedHat. D'après Raphaël, on peut convertir ces RPM en .deb par Alien sans mettre à mal la cohérence du système, des howto sont dipos, et pour le service de nombreuses SSLL ont les compétences nécessaires.

Sinon, j'ai demandé pourquoi Debian ne souhaitait pas réduire sa liste de paquets officiellement maintenus (il y en a près de 10.000) pour concentrer ses ressources sur des points plus demandés par les utilisateurs (sorties moins retardées...) et Raphaël m'a très justement répondu qu'on ne pouvait obliger le mainteneur bénévole du paquet X a s'occuper du paquet Y. Cela dit, des efforts sont faits vus qu'une réduction du nombre d'architectures supportées est envisagée. D'autre part, des projets externes peuvent se baser sur Debian et se concentrer sur un domaine: Ubuntu est un exemple de distribution focalisée sur l'utilisateur, basée sur Debian, qui restera toujours une distribution universelle (c'est d'ailleurs son slogan).

Bref, cette conférence m'a vraiment donné envie de revenir sur une Debian chez moi, mais bon, j'ai toujours en mémoire les problèmes que j'avais rencontrés avec Debian: disque externe reconnu aléatoirement, problème d'internationalisation chinoise... De toutes façons ce n'est qu'une question de temps, j'y reviendrai.

Favoriser l'Informatique Libre et Loyale en Entreprise (1) L'éthique

Oui, je suis d'accord avec vous, le nom Favoriser l'Informatique Libre et Loyale en Entreprise est assez tordu. Mais c'est pourtant celui qu'a choisi le club Linux/Logiciels libres de l'INSA Lyon pour la série de conférences qu'il organise en ce moment.
Les deux premières conférences se déroulant en soirée, j'ai pu y assister et je ne l'ai pas regretté: dans un registre totalement différent, les deux intervenants se sont révélés très intéressants.

Tout d'abord, avant-hier, Perline, co-auteur du livre "La bataille du logiciel libre", a abordé l'aspect éthique du logiciel libre. La conférence n'était pas technique du tout, au contraire. D'ailleurs, ça m'a un peu gêné au début. Par exemple la conférencière tenait pour acquis que la distribution d'un logiciel libre modifié devait forcément être libre également, alors que ce n'est évidemment le cas que pour un logiciel sous licence virale comme la GPL. De même, son historique du logiciel libre et de la société Microsoft était plus qu'approximatif.

Et pourtant, quand elle a commencé à parler de la dimension politique et éthique du logiciel libre, je lui ai pardonné toutes ces imprécisions tellement son discours était juste et intéressant. En particulier elle a vraiment montré à quel point le logiciel libre était une opportunité incroyable pour les pays du tiers-monde là où le logiciel propriétaire ne pouvait qu'agrandir le fossé et assoir la puissance des grands éditeurs américains/européens. Par exemple:

  • Les besoins sont parfois différents dans certains pays. Or un grand éditeur, dans une logique de profit, ne va dépenser une grande somme d'argent pour répondre à ce besoin que si ça va lui rapporter suffisamment. Si ce n'est pas le cas, les utilisateurs n'ont aucun recours puisqu'ils ne peuvent modifier le logiciel propriétaire.
    Avec du logiciel libre, des développeurs des pays en question pourront s'occuper de personnaliser (voire forker) le projet pour qu'il réponde à leurs besoins. Un exemple évident est celui de la localisation, c'est à dire l'adaptation culturelle, linguistique et technique d'une application en fonction des usagers ciblés par cette dernière. Un éditeur de logiciel propriétaire ne va financer que la localisation que dans certaines langues, celles qui seront le plus utilisées, alors qu'un logiciel libre pourra facilement être traduit dans toutes les langues dès lors qu'il y a un volontaire pour le faire.

  • La diffusion du savoir est importante pour tous et dans tous les domaines, mais est primordiale dans le cas des pays en voie de développement. Ce n'est pas parce qu'on a la possibilité de voir le code source d'un logiciel qu'on sera capable d'en faire un autre aussi bon, c'est vrai. Mais c'est très utile quand même. Cela offre à ces pays en retard des briques, pour construire de nouvelles choses sans avoir besoin de réinventer la roue.
    Cette citation s'applique parfaitement: "Si on donne un poisson à quelqu'un, il aura à manger pour la journée, mais si on lui apprend à pêcher, il aura à manger pour toute sa vie."
    L'intérêt n'est pas seulement pour le développeur mais est aussi pour l'utilisateur. On ne s'en rend pas assez compte mais c'est vraiment primordial de pouvoir aller voir comment marche le logiciel qu'on utilise, ce qui n'est pas possible avec le propriétaire. C'est ce qui éveille la curiosité, ce qui développe l'intelligence, la réflexion, et aussi les vocations. Alors qu'en interdisant d'essayer de comprendre comment est fait un logiciel, on ne permet à l'utilisateur que de cliquer sur les boutons et ne faire que ça. De cette façon, il restera à jamais utilisateur et non acteur, et restera ainsi toujours dépendant du grand éditeur américain/européen.
    La conférencière a fait le rapprochement avec l'industrie automobile. Il paraît que Ford a essayer de faire passer une licence interdisant tout propriétaire d'une Ford d'aller voir ce qu'il y avait à l'intérieur. Interdiction de changer une roue soi-même, une bougie, ouvrir le capot... mais obligation d'aller voir un concessionnaire Ford. Ca fait peur. D'ailleurs ça a dû en fâcher beaucoup puisque c'est passé à la trappe. Cela dit, c'est bien la tendance actuelle, et c'est problématique.

La conférence s'est ensuite plutôt focalisée sur les moyens qu'ont les logiciels libres pour prendre de l'importance par rapport aux logiciels propriétaires. Il est apparu qu'un effort, voire un lobbying, doit être fait pour qu'ils soient utilisés par l'Education Nationale. Car quelqu'un qui a utilisé du Microsoft dès l'école va y être habitué. Ensuite c'est un cercle vicieux dont il est difficile de sortir. Les entreprises n'ayant pas envie de dépenser de l'argent à former son personnel vont utiliser du Microsoft puisque tout le monde sait l'utiliser. Pour sortir de ce cycle, les pouvoirs publiques, qui sont moins focalisés sur le profit instantané, ont un grand rôle à jouer. C'est pourquoi la communauté de libre s'intéresse particulièrement à eux.

Je parlerai de l'autre conférence à laquelle j'ai assisté, sur la distribution Debian GNU/Linux, dans le prochain billet...

Une autre proposition européenne contestable...

Je viens de lire l'article Inquiétude sur les informaticiens bon marché de la « directive Frankenstein » sur 01net... Ca fait peur! La directive en question stipule "qu’un prestataire a la possibilité de proposer ses services dans les 25 Etats membres sans avoir à répondre aux exigences du pays d’accueil. En clair, une SSII tchèque ferait travailler ses salariés aux conditions légales et salariales tchèques. Ou une SSII française pourrait être tentée de transférer son siège social en Slovénie."

C'est déjà possible aux Etats-Unis, où les entreprises font couramment appel à de la main-d'oeuvre étrangère bon marché pour des missions courtes. Quand on voit les conditions de travail dans certains pays, il y a vraiment de quoi avoir peur...

Si comme moi cette directive vous choque, le site stopbolkestein.org vous permet de signer une pétition en quelques secondes.
Ca aura été ma B.A. du jour !

PS: Vous l'aurez sans doute compris, je fais référence dans le titre du billet à la proposition d'autoriser les brevets logiciels en Europe, même si je n'en ai pas encore parlé dans ce blog.

Pourquoi j'en veux à Hotmail

Pas parce que c'est un service de Microsoft. Bien que je sois souvent opposé à leurs pratiques, il n'y a a priori rien de mal à faire un service d'email gratuit.

Le problème c'est que même dans ce service d'email, Microsoft a trouvé le moyen d'enfermer ses utilisateurs.

Je m'explique. Xue, ma petite amie chinoise, a depuis très longtemps (comme la plupart des internautes chinois) un compte chez Hotmail. Depuis quelques temps, elle en a vraiment marre: elle écrit et reçoit beaucoup beaucoup de mails, mais son compte est toujours limitée à 2 Mo, ce qui fait qu'elle doit systématiquement supprimer ses mails, alors qu'Hotmail est censé offrir 250 Mo maintenant. De plus, l'interface est encore plus lente qu'elle n'a jamais été, ce qui est frustrant quand on a une connexion Internet ultra rapide avec la Freebox.
Elle a donc logiquement voulu changer et a choisi d'ouvrir un compte Gmail, qui a priori était parfait pour son usage: 1 Go de stockage, navigation super rapide...

  • Premier soucis, Hotmail n'offre aucun moyen d'exportation des contacts. Il y a une bidouille pour récupérer ses contacts mais ça ne marche pas avec les caractères chinois. Dommage. Bon, ce n'est pas une obligation pour Microsoft de proposer ça.
  • Deuxième soucis, le plus grave: tous ses mails venant de Gmail sont considérés comme du spam par ses contacts Hotmail !!! Elle ne comprenait pas au début pourquoi ses parents ou ses amis lui disaient ne pas recevoir ses mails: en fait les mails arrivaient mais étaient automatiquement classés dans le dossier spam par Hotmail !
  • Dernier soucis: Gmail encode les caractères chinois en UTF-8, conformément aux standards. Mais Hotmail ne sait pas lire ces mails ! Il encode son interface en GB2312 et affiche le mail UTF-8 brut derrière: le contenu évidemment ne s'affiche pas correctement vu qu'il est interprété par le navigateur comme du GB2312... Au final, chaque fois que Xue envoie un mail en chinois à un correspondant Hotmail, celui-ci doit demander explicitement à son navigateur d'afficher de l'UTF-8 (et il perdra les caractères de l'interfaces).

Bref, depuis que Xue est sous Gmail, ses correspondant ne reçoivent plus ses mails, et quand ils consultent leur spam et les voient, ils n'y comprennent rien. Encore une fois, on voit que Microsoft se fout de l'interopérabilité: les clients Hotmail peuvent communiquer avec les autres clients Hotmail. Les autres n'ont qu'à ouvrir un compte Hotmail ! Comme Hotmail est un quasi-monopole en Chine, si on veut communiquer avec les autres, on est obligé d'être sous Hotmail aussi...

Accélérer l'agrandissement de Firefox

Firefox, le panda rouge

Je n'ai pas fait la promotion de Mozilla Firefox sur ce blog, car j'estime que d'autres s'en sont très bien chargé: à ma connaissance, aucun logiciel libre n'a jamais fait autant parlé de lui en si peu de temps !
Mais je n'en pense pas moins. J'adore ce navigateur, qui a toutes les qualités que je souhaitais: libre, portable, sûr (dans le sens qu'il ne permette pas à des logiciels/virus de s'installer sur ma machine), capable d'afficher n'importe quelle page respectant les standards, léger (le défaut de Mozilla était sa lourdeur), extensible...

Mais je trouvais un et un unique (non ça ne fait pas 2) défaut à Firefox: que ce soit sous Linux (chez moi) ou sous Windows (au boulot), il mettait un temps fou à se restaurer après avoir été minimisé dans la barre des tâches, quand j'avais beaucoup d'applications lancées, ce qui est souvent le cas. Je pensais que c'était dû au moteur gecko qui était encore trop lourd, mais j'ai appris il y a quelques jours, grâce à un commentaire d'un journal sur linuxFR que ce n'était pas le cas. En fait, c'est volontairement que Firefox restitue de la mémoire au système à la minimisation, et se la réaccapare à la restauration. Ca vient donc d'une bonne intention, mais ce n'est pas forcément judicieux, par exemple pour moi qui ai suffisamment de RAM.

Pour désactiver cette fonctionnalité de Firefox, rien de bien compliqué (que c'est agréable de se sentir maître des logiciels qu'on utilise), c'est juste un paramètre à spécifier. Pour cela, tapez about:config dans la barre d'adresse, ce qui va vous afficher la liste des paramètres et leur valeur. Cliquez avec le bouton droit et choisissez de créer une nouvelle valeur booléenne, que vous appellerez config.trim_on_minimize. Affectez-lui la valeur false et redémarrez Firefox.

Pendant qu'on est dans les optimisations de Firefox, vous pourrez avoir envie d'accélérer le démarrage, ou de diminuer la mémoire cache allouée par Firefox (qui en utilise trop par défaut) pour la laisser au reste du système. Pour tout cela je vous conseille de faire un tour sur Secrets of Firefox 1.0.

Installation d'une Mandrake "from scratch"

Tux

J'ai décidé de faire le ménage sur mon PC principal. En effet, j'ai constaté que je n'utilisais quasi plus pas ma partition Windows, qui occupait beaucoup trop de place. J'ai donc tout formatté, réinstallé un beau linux tout neuf, et la dernière étape sera d'installer une partition Windows minimale qui me servira de GameBox (pas encore sûr, je vais d'abord tester la dernière version de Cedega, ex-WineX).

Comme je n'ai plus trop le temps en ce moment de passer des heures à configurer mon système, j'ai choisi d'installer une Mandrake 10.1 Official. L'aspect commercial de la boîte (Mandrakesoft) m'ennuie un peu, j'aimais mieux l'aspect communautaire de Debian par exemple, mais je savais que cette Mandrake reconnaissait tous mes périphériques et que le Mandrake Control Panel m'éviterait d'avoir à éditer mes fichiers de configuration pour le moindre changement matériel.
L'installation de Mandrake est très simple, mais je vais profiter de ma réinstallation pour évoquer ici les différentes étapes d'une installation. Ca ne sera pas aussi complet qu'un bon tutoriel, mais si mon billet est utile à au moins un débutant, c'est que j'ai bien fait de l'écrire. Et puis c'est à grâce à ce genre de textes qu'on a des réponses Google quand on galère sur quelque chose. Avant de commencer, si vous ne connaissez pas le monde UNIX/Linux, parcourez la documentation de votre distribution (celle de Mandrake est très bien faite) pour connaître les notions de bases (multi-utilisateurs, arborescence des répertoires, shell...).

Etape 1: L'installation proprement dite

Pour commencer, j'ai téléchargé et gravé les 3 CDs de l'édition Download de Mandrake 10.1 Official (il y a un 4e CD mais peu utile, sauf si on souhaite KDE 3.3 tout de suite).
Ensuite j'ai paramétré le BIOS pour démarrer sur le lecteur CD, et booté sur le CD1. L'install proprement dite est très simple, il suffit de suivre les instructions. Si le démarrage bloque sur un périphérique USB (ce qui n'a pas été mon cas), débranchez-le et recommencez l'install, vous aurez l'occasion de l'installer plus tard.

Etape 2: Configuration d'URPMI

Voilà, l'install est fini, je suis sous KDE (que je préfère en paramétrabilité à Gnome; faut que je teste Xfce). Je précise que j'ai déjà accès à Internet, accédant à ma Freebox par ethernet. J'ai les paquets que j'ai choisis à l'install, mais j'en aurai vite besoin de bien d'autres. Pour cela je vais ajouter des sources à urpmi. Et Easy Urpmi va m'y aider. Je choisi les sources contrib, main, update et plf pour la 10.1 official et Easy Urpmi me donne les lignes shell à taper pour installer ces sources. Sélection des lignes en question, bouton Konsole, su, mot de passe root, bouton du milieu pour les coller dans la console, et c'est fait.

Je précise que d'une manière générale, sous Linux, quand on n'est pas geek, on installe les logiciels via les paquets de sa distributions plutôt qu'en allant les chercher à droite à gauche. Cela permet d'être sûr d'avoir une version stable, cohérente, cela résoud les problèmes de dépendance et permet la désinstallation. Ce n'est que quand on ne trouve pas de paquet convenant qu'on télécharge et compile les sources.

Etape 3: Configuration des polices

Il se peut que les polices de base vous conviennent, s'affichent correctement sur votre écran: ce n'est pas mon cas. Personnellement je ne supporte pas l'antialiasing de KDE et Gnome, que je trouve "baveux", et les polices sans antialiasing sont affreuses chez moi, d'où les deux procédures suivantes:

  1. Installer des bonnes polices TrueType ayant un bon hinting
    Je trouve celles de Microsoft excellentes. Leur problème est de ne pas être libres, et de nécessiter une licence Windows. Personnellement, je considère que la licence du Windows de mon portable suffit, j'utiliserai ces polices propriétaires en attendant que des libres aussi bonnes arrivent. Pour les installer, il y a deux possibilités: les importer depuis une partition windows existante (via le Mandrake Control Center ou via KDE plutôt qu'à la main), ou les télécharger, sur ce site par exemple. Moi j'avais gardé le répertoire fonts de Windows donc je les ai importé
    Si vous préférez rester dans le libre, il y a pas mal de liens sur Framasoft.
  2. Utiliser le moteur de rendu FreeType et son interprêteur de bytecode
    Vous vous rendrez vite compte en les installant que ces polices ne semblent pas plus belles que les anciennes. C'est parce que ni le serveur X, ni le WM ne savent rendre le TrueType. Heureusement FreeType, moteur de rendu de polices libre, sait le faire. Et ça tombe bien, PLF propose un paquet freetype-1.3.1-23mdk pour Mandrake (incluant l'interprêteur de bytecode TrueType), qui va faire toute l'installation à ma place, il ne me reste qu'à relancer le serveur X.
  3. Configurer les applications pour utiliser les belles polices
    Je suis actuellement sous KDE donc j'ai configuré celui-ci pour utiliser des polices TrueType. Reste les aplications Gtk et les applications "à part" comme Mozilla. Pour tout ça, je vous conseille cet excellent Mini-Howto.

Etape 4: Installation du driver propriétaire ATI

La Mandrake, en tout cas dans son édition gratuite, est une distribution 100% libre. Donc les drivers de carte vidéo installés par défaut sont des drivers libres. Malheureusement, ceux-ci gèrent moins bien l'accélérations 3D (sont beaucoup moins rapides en 3D) que les drivers propriétaires d'ATI. Pour installer les drivers propriétaires, rien de très difficile:

  • Installer les sources du kernel Linux si ce n'est pas fait: urpmi kernel-source
  • Télécharger les drivers sur le site d'ATI. Prendre la version pour XFree86 4.3 en RPM si vous avez XOrg 6.7 (version par défaut dans Mandrake 10.1).
  • Installer les drivers en ignorant les erreurs de dépendance: urpmi --allow-force fglrx_4_3_0-****-1.i386.rpm
  • Lancer l'outil de configuration d'ATI fglrxconfig qui va générer un fichier de config /etc/X11/XF86Config-4 tout beau.
  • Malheureusement XOrg préfère que le fichier de conf s'appelle xorg.conf donc faire un beau lien symbolique: ln -s /etc/X11XF86Config-4 /etc/X11/xorg.conf
  • Redémarrer

Etape 5: Installation d'une méthode de saisie, pour taper du chinois ou du japonais

Vous n'aurez probablement pas besoin de passer par cette étape, mais moi oui. Ben oui, mon PC est aussi celui de ma copine, faut bien qu'elle puisse taper en chinois. Comme souvent sous Linux, il y a pas mal de choix, de nombreux projets libres d'IM pour Linux existent. En voici une sélection en screenshots dans ce chinese-howto, il y en a d'autres. Le problème est que je n'ai pas trouvé d'IM ultime, chacun a des inconvénients. Il y a un projet d'IM ultime, multi-plateformes, multi-langues, multi-tout, qui serait une architecture standard (c'est le projet d'Open i18n), mais le projet a dû avoir les yeux plus gros que le ventre car ça fait 7 ans qu'il est commencé et il n'y a toujours quasi-rien d'utilisable. J'ai nommé IIIMF.

Donc j'ai fait quelques sélections et j'ai retenu:

  • SCIM
    Avantages: gère des dizaines de langues et de système de saisie différents !
    Inconvénient: le système smart pinyin n'est pas très pratique, d'après Xue, et en particulier on ne peut pas choisir les caractères par leur numéro (à cause du clavier français).
  • fcitx
    Avantages: discret et élégant, on peut sélectionner les caractères par leur numéro (mais avec shift)
    Inconvénient: pour l'utiliser, il faut passer la variable LC_CTYPE à zh_CN, donc on ne peut plus utiliser les touches mortes (accent circonflexe...)

Après de longues hésitations, bien que fcitx convienne un peu mieux au chinois (il est très utilisé en Chine) j'ai quand même choisi SCIM, qui a l'avantage d'être un IM standard, auquel on peut ajouter des dizaines de greffons. Il est disponible (comme fcitx d'ailleurs) parmi les paquets officiels de Mandrake. Voici les quelques étapes pour l'activer (pour plus d'informations, voir par exemple ce site)

  1. Ajouter ces 3 lignes au fichier ~/.i18n:
    GTK_IM_MODULE=scim
    XIM_PROGRAM="scim -d"
    XMODIFIERS=@im=SCIM
  2. positionner la variable LC_CTYPE à fr_FR.UTF-8, dans le même fichier
  3. ajouter le support de fr_FR.UTF-8 par SCIM avec la ligne
    /SupportedUnicodeLocales = en_US.UTF-8,fr_FR.UTF-8
    dans le fichier /etc/scim/global

Voilà, ma Mandrake est prête. Il ne me reste qu'à installer les logiciels libres que je trouve indispensables, comme Firefox et Thunderbird. Et puis bien sûr personnaliser un peu le bureau. Faire un bureau à la fois artistique et ergonomique demande vraiment du talent.

Déplacement du blog...

Désolé pour tous ceux qui avaient un marque-page dynamique (livemark) sur le fil RSS de mon blog... Votre lien n'est plus valide, car je viens de faire ce qu'il ne faut jamais faire: changer l'URL du fameux fichier rss.xml.

En fait l'URL du blog devait être changée un jour ou l'autre, donc j'ai estimé qu'il valait mieux le faire maintenant que quand il y aura 50 billets, les dégâts sont plus faible (ils doivent vraiment être très très faible vu le peu de personnes à qui j'ai parlé de ce journal).

Petite explication quand même: mes photos occupent une taille d'environ 150 Mo sur le site. Or Free, mon FAI/hébergeur, n'offrait que 100 Mo d'espace par compte. J'avais donc été obligé de créer deux comptes et de disperser mon site sur les deux comptes. A présent Free offre 1 Go par compte (sous certaines conditions), ce qui fait que j'ai pu tout regrouper. Je profite d'ailleurs de ce billet pour dire un grand merci à Free !

Appel à l'utilisation de formats ouverts !

Ce sujet me semble crucial pour l'avenir du web et plus généralement du numérique, c'est pourquoi je me devais d'écrire un billet dessus.

Un système informatique est constitué de multiples composants communicant entre eux, chacun ayant un rôle particulier. Pour que deux composants puissent se comprendre (et pouvoir interopérer), il est nécessaire de définir un protocole, ou format, compris par les deux parties. Cela peut aussi bien être un protocole de communication (par exemple de quelle manière un ordinateur client doit demander de lire une page web située sur un serveur) qu'un format de stockage (par exemple comment sera stockée un morceau de musique, un texte mis en forme...).

On a l'habitude d'utiliser le format ou protocole imposé par le logiciel utilisé. Par exemple, il est commun d'enregistrer ses dossiers dans des fichiers .doc, le format propriétaire de Microsoft Word. C'est là que se situe le danger, et c'est là que je veux en venir avec ce billet. Les formats ou protocoles propriétaires sont souvent complètement fermés et ne peuvent être utilisés que par les logiciels du même éditeur. L'intérêt pour l'éditeur est évident, l'utilisateur ayant créé son fichier avec un logiciel sera obligé de toujours utiliser ce logiciel pour l'ouvrir ou le modifier... Parfois les spécifications du format sont publiées, mais une licence restreint les droits d'utilisation. Ces formats propriétaires ont un intérêt commercial mais sont néfastes à l'utilisateur, qui se retrouve lié à un éditeur.

C'est là qu'on arrive au format ouvert. Tout d'abord, qu'est-ce qu'un format ouvert ? La très contestée Loi pour la confiance dans l'économie numérique, ou LEN comporte quand même des points positifs, et en particulier définit le standard ouvert:

On entend par standard ouvert tout protocole de communication, d'interconnexion ou d'échange et tout format de données interopérable et dont les spécifications techniques sont publiques et sans restriction d'accès ni de mise en oeuvre.

Les formats ouverts permettent donc, à l'inverse des formats propriétaires, à votre document de pouvoir être lu par n'importe quelle application. Cela permet de ne plus être lié à un éditeur unique mais de pouvoir en changer; cela permet aussi de pouvoir communiquer ses documents à ses correspondant sans leur imposer l'achat d'un logiciel qu'ils ne veulent pas forcément utiliser. L'idée est la même dans le cas des protocoles: par exemple, le protocole de messagerie instantanée Jabber, ouvert, permet aux interlocuteurs de choisir leur logiciel de messagerie parmis tous ceux qui reconnaissent ce protocole, à l'inverse de MSN par exemple.

Je disais au tout début que le sujet était crucial pour l'avenir du numérique. En effet, le progrès technique se fera toujours, car il est interessant économiquement pour les entreprises. A l'inverse, le choix de standards ouverts ne l'est pas, la preuve en est Microsoft qui doit en partie son empire à ses formats propriétaires. Dans notre système capitaliste tout est dominé par les intérêts économiques, c'est pouquoi j'ai vraiment peur d'un monde dans lequel chaque grosse entreprise a ses propres formats propriétaires, et où l'utilisateur n'a aucune liberté. C'est ce qu'on voit par exemple dans le domaine des fichiers musicaux, où Microsoft a son format (wma), Apple a son format (aac), Sony a son format (Altrac)... tous étant bien entendu incompatibles. Toujours pour ces intérêts commerciaux , certains baladeurs ne lisent que certains formats, certaines sites d'achat de musique ne proposent que certains formats, bref, l'utilisateur est pris en otage, à cause de ces fameux formats propriétaires. Alors qu'il existe un format public (mp3) bien que soumis à licence et surtout un format complètement ouvert et libre, Ogg Vorbis, que je recommande.

Vous avez sûrement entendu parler de l'amende donnée par la commission européenne à Microsoft pour son abus de position dominante concernant Windows Media Player. Beaucoup disaient: Bah, ils ont bien le droit de fournir un lecteur audio avec leur système d'exploitation, et puis Windows Media Player sait lire les mp3 aussi ! Le problème était justement que Windows Media Player sait lire les mp3, mais ne sait écrire que des wma ! Résultat, les utilisateurs pouvant écouter beaucoup de formats de musique vont garder le logiciel de Microsoft, mais ne produiront que des wma (format propriétaire), donc seront obligés de rester sous Windows Media Player, et adieu la concurrence...

Les intérêts économiques poussant aux formats propriétaires, c'est à nous, consommateurs, de dire non et de favoriser les standards ouverts! C'est la seule solution, et c'est encore possible; il existe des formats ouverts pour à peu près tout, il faut absolument les utiliser. Si les utilisateurs le demandent tous, les éditeurs n'auront pas d'autre choix que de les utiliser aussi, s'ils veulent conserver leurs clients.

Pour plus d'informations, je vous conseille de visiter formats-ouverts.org. On en parle aussi beaucoup, et très intelligemment, sur LinuxFR (la philosophie des formats ouverts est proche de celle du logiciel libre).