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Blog spammé

Vous avez dû le remarquer, mon blog a été très fortement spammé ces derniers mois. Ce qui est étonnant est que:

  • tout est arrivé du jour au lendemain. Il n'y avait jusqu'alors eu que quelques commentaires de spam dans tout le blog, et tout d'un coup des dizaines par jour;
  • l'ampleur que ça a pris est impressionante: environ 70 messages ou trackbacks de spam par jour;
  • pourquoi moi ? je me suis renseigné auprès de quelques copains blogueurs, et la plupart, ayant pourtant beaucoup plus d'audience que moi, ne reçoivent pas autant de spam.

J'ai arrêté depuis pas mal de temps de mettre l'adresse du site quand j'écris un commentaire sur un blog. mais ça n'a rien changé. Trop tard probablement.

Tout ceci a très largement entamé ma motivation de tenir ce blog, d'où l'absence de billet, mais j'ai finalement décidé de m'y remettre. J'ai rempli du mieux que je pouvais la liste de mots interdits de Spamplemousse et ça limite le nombre de spams à quelques uns par jour, que je vais supprimer manuellement en attendant de trouver une meilleure solution :-)

EDIT: Sur le conseil d'Alban, j'ai remplacé Spamplemousse par SpamClear, qui ne marche pas par blacklist mais par filtre bayésien. On verra bien ce que ça va donner...

Quelle star ce Vuntz !

On ne voit plus que lui dans le milieu du logiciel libre et de Linux...

En tous cas c'est l'impression que j'ai eue aujourd'hui:

  • D'abord, ce matin, je consulte les news et journaux sur LinuxFr comme à mon habitude, et qu'est-ce que je vois au milieu des commentaires sur le feuilleton du moment, la discussion au parlement du projet de loi DADVSI ? Ubuntu lance une lettre d'information, et dans le premier numéro on y trouve l'Interview with a desktop hero de Sébastien Bacher[1] par Vincent Untz. Vuntz est donc, en plus de ses responsabilités dans le projet Gnome, journaliste officiel de la distribution Ubuntu.
  • Ensuite, ma journée de travail se termine et je passe à Carrefour pour faire quelques courses. En passant devant le rayon des magazines, je m'arrête feuilleter les revues sur Linux, et qu'est-ce que je trouve ? Page 4 de GNU/Linux Magazine France, le magazine français de référence sur Linux, une grande photo de notre Vuntz national en pleine activité sur le stand Gnome des 7èmes Journées du Logiciel Libre.

Bref, bravo à Vuntz, le nouveau people du moment, qui je le précise est un excellent copain et un de mes camarades de promo.

Notes

[1] On y apprend d'ailleurs que Sébastien Bacher est supporter du FC Metz, comme moi, ça fait toujours plaisir !

L'écran bleu, un art asiatique ?

On a été visiter, avec Xue, le musée des arts asiatiques de Nice. Un très beau musée d'ailleurs, bien qu'un peu... petit. Si ça vous intéresse, je vous conseille d'y aller un premier dimanche du mois, quand l'entrée est gratuite.

Un musée, c'est la possibilité de voir des choses qui ont disparu depuis longtemps. Moi, j'ai vu quelque chose que je n'avais pas vu depuis très longtemps, un bel écran bleu de Windows, sur une borne interactive du musée :-)

La photo est floue car j'ai dû faire vite, d'une part parce que c'est un peu ridicule de photographier un ordinateur en panne, et d'autre part parce que les photos étaient interdite dans le musée.

Ecran bleu

Télé noire et PC gris ou télé grise et PC noir ?

Je ne pense pas être le seul à avoir remarqué cette inversion de couleurs qui s'est produite récemment.

Je m'explique. Il y a quelques années de celà, toutes les télés étaient noires, ainsi que les appareils audio/vidéo de salon comme les magnétoscopes. Quand je dis toutes, c'est vraiment toutes: il était vraiment difficile de trouver une autre couleur. Et puis, avec l'arrivée des lecteurs DVD à place des magnétoscopes, le gris métalisé a très rapidement remplacé le noir. Aujourd'hui, il suffit de se rendre dans un magasin pour s'en rendre compte, on ne trouve plus de télé noire, tout est gris. Encore un exemple récent, la Playstation 2 était historiquement noire, et Sony l'a récemment remplacé par la PS2 Silver.

Mais étrangement, il s'est produit à peu près le phénomène inverse dans le monde du PC. Tous les PC étaient beiges (pas gris, mais pas loin) il y a quelques années, jusqu'au jour où les constructeurs se sont rendus compte que cette couleur n'était pas très design (Apple et l'iMac en premier, rendons à César ce qui est à César) et ont abandonné le PC beige, la couleur la plus courante étant aujourd'hui le noir. Pour résumer, quand les télés sont passées du noir au gris, les PC sont passés du beige au noir.

Bon alors moi j'aimerais qu'on m'explique: c'est à la mode le noir ou pas ? Est-ce qu'un designer pourrait me dire pourquoi le noir est beau sur un ordinateur mais pas sur une télé ?

Et puis il y a autre chose, c'est là que je voulais en venir: la Convergence numérique, y ont-ils pensé ? Oui, avec un C majuscule, celle dont parlent les magazines PC quand il ont tout dit sur les pseudo-nouveautés de Windows Longhorn Vista et qu'il reste des pages à remplir. Celle qui consiste à surfer sur le net, regarder des films, écouter de la musique sur le même appareil (bardé de DRM et utilisant des formats propriétaires évidemment, histoire de ne pas risquer de se faire piquer son marché). OK, fusionnons la télé et le PC dans un media center, mais... de quelle couleur il va être, ce média center, rayé noir et gris ?

Depuis chez moi, je ne vois pas la mer...

...mais presque :-) Vous l'aurez deviné, j'ai enfin déménagé, j'ai quitté Lyon pour Nice. Pour ceux que ça intéresse, le nouvel appart' se trouve là, au centre-ville de Nice, en plein sur le tracé de la ligne de tramway en construction. Je travaille maintenant, depuis près de deux semaines, pour Amadeus, où j'ai d'ailleurs rejoint pas mal d'Imagiens.

Il y a pas mal de raisons qui, associées, m'ont décidé à accepter ce nouveau poste, mais la plus importante est tout simplement le besoin de changement. Changement de ville, changement de région, mais aussi changement d'environnement de développement (je passe d'un environnement Microsoft à un environnement Unix).

Le déménagement lui même est terminé (merci Didier et Guillaume), et l'installation est bien avancée. On a déjà récupéré des guides de randonnées et on va en faire quelques unes dans le Mercantour avant l'hiver. Si quelqu'un a des coins sympas à me proposer, je suis tout ouïe !

Ca fait plus d'un mois que je n'ai plus Internet à la maison, et ça va durer encore quelques semaines (j'attends les nouvelles CGV de France Telecom pour me réabonner à Free). Au début je ne savais pas si je pourrais tenir aussi longtemps... et finalement ça se passe vraiment bien. Je dirait même que c'est un mal pour un bien: ça me donne l'occasion de lire plus, de sortir plus, de passer plus de temps avec ma moitié. Tiens, avant-hier on a été voir La mort en ligne de Takashi Miike qui n'a pas reçu de très bonnes critiques et... excellente suprise ! Le film n'est pas parfait, Takashi Miike en fait un peu trop, mais est vraiment flippant; ça fait longtemps que je n'avais pas eu peur comme ça au cinéma...

Et puis ma rentrée sur le plan informatique va coïncider avec des événement comme la sortie de KDE 3.5 (avec entre autres un Konqueror qui passe le test Acid2 et un Kopete qui supporte la webcam sur le protocole MSN) et la sortie de (K)ubuntu Breezy Badger. Il y a aussi la soudaine mode pour le Web 2.0 (sic), dont parle Olivier et plein d'autres. Le terme est bien pompeux, plus marketing que technique (non non, inutile de chercher des spécifications sur le site du W3C), mais a le mérite de nous rappeler à quel point le web est un terrain de jeu intéressant en ce moment...

Je ne promets rien, mais je vais essayer de revenir à un rythme de billets un peu plus élevé, tout au moins plus régulier. C'est con, mais c'est pendant les périodes où je pense le plus que j'écris le moins... Bref, je vais essayer pour l'avenir de faire plus de billets, éventuellement plus courts.

Utopie: la ville sans voitures

Je prends tous les jours mon vélo pour aller travailler, mon boulot se trouvant à environ 5 km de chez moi.

Il m'arrive souvent de m'énerver contre les voitures qui se croient tout permis sur la route, alors qu'elles devraient garder la tête basse, étant donné que ce sont elles qui polluent la ville et menacent l'avenir de la planète. Après le temps de l'énervement, je me mets généralement à essayer d'imaginer une société qui a tenu compte de ses égarements passés et décide de se comporter de façon responsable par rapport à sa planète.

Quand je pense à tout ça, je suis au milieu des gaz d'échappement de la ville, donc ce qui me vient en premier à l'esprit est l'idée d'une ville sans voitures. C'est ainsi que je me l'imagine :

  • un réseau de métro couvre tous les grands axes;
  • le reste de la ville est couvert par des lignes de tramway. Le but est que tous les habitants de la ville soient au maximum à 400m d'un arrêt de métro ou tram;
  • la voiture est, vous l'aurez compris, complètement prohibée dans la ville. Les vélos et rollers ont toute la place qu'ils souhaitent. Un système tel que vélo'v à Lyon permet d'emprunter des vélos dans toute la ville (je reviendrai peut-être sur vélo'v dans un autre villet plus sérieux);
  • les véhicules de livraison, exclusivement électriques, peuvent circuler le matin;
  • une gare au centre-ville accueille le TGV, pour que les liaisons avec les autres villes soient rapides. L'aéroport est si possible à proscrire, mais si la taille de la ville est si importante qu'il devient obligatoire de la relier aux autres continents par exemple, l'aéroport est très à l'écart de la ville, mais accessible par un tramway express;
  • les zones industrielles situées à l'extérieur de la ville sont également accessibles par un tramway express. Les entreprises sont incitées à occuper ces zones. Les autre zones bénéficient d'un réseau de bus, et des grands parkings à voitures sont disponibles tout autour de la ville, sur les arrêts de tram et métro;

Vous allez me répondre Comment je fais pour ramener mes courses chez moi, amener ma vieille armoire à la déchetterie, charger ma voiture pour partir en vacances ? Le but est de favoriser le commerce de proximité, plus convivial et créateur d'emplois, mais il possible d'imaginer :

  • l'usage de la voiture peut être autorisé une fois par semaine (à discuter). Il faut s'inscrire sur le site Internet de la ville avant le déplacement, et gare aux voitures roulant sans être inscrites;
  • des services aux particuliers répondent à tous les autres besoins, cela est par ailleurs créateur d'emplois (les entreprises proposant ces services ont droit à des véhicules électriques);
  • il peut être envisagé que dans un premier temps des exemptions de l'interdiction de voiture soient possibles moyennant finance. Evidemment, le coût doit être très dissuasif, et l'argent récolté servir à 100% à financer la ville (je parlerai du coût de la ville plus loin)

Je vous entends aussi vous écrier Tous ces transports en communs fonctionnent à l'électricité, mais fabriquer de l'électricité est polluant ! Certes mais, juché sur mon vélo, je réponds :

  • l'obtention d'électricité est polluante, mais cette pollution est maîtrisée par les collectivités. L'électricité pollue à sa production, mais pas à son utilisation. C'est à dire que ceux qui polluent ne sont plus directement les particuliers, mais des organismes plus responsables;
  • tous les logements possèdent des panneaux solaires pour fournir le plus d'électricité possible;
  • des actions sont menées en parallèle pour économiser l'énergie, ne sont vendues que des ampoules ou appareils électriques économiques (c'est incroyable toute l'énergie gaspillée);
  • les énergies renouvelables sont amenées à se développer, et on peut penser qu'en investissant suffisamment dans la recherche, d'ici quelques dizaines d'années, elle permettront de subvenir aux besoin d'une ville.

Le coût d'une telle réalisation peut sembler énorme, mais il faut mettre en avant la quantité d'emplois qu'elle permet de créer. De plus, si on le replace dans le cadre d'une politique tournée vers le développement durable, ce coût n'est plus si exhorbitant. Je ne rêve pas d'une ville sponsorisée, mais on peut imaginer que des grands groupes soient intéressés par une participation à l'effort financier, parce qu'ils croient au projet ou tout simplement pour se donner une image écologique.

Bon, ça y est, j'arrive à Part-Dieu où je travaille. Je range mon vélo dans le garage et je monte dans mon bureau, au troisième, où je dois vite oublier toutes ces pensées utopiques et me remettre à bosser, pour des objectifs beaucoup plus terre à terre.

Constitution européenne (suite)

Ce qui se passe depuis le référendum sur la constitution européenne me fait chier.

Je précise, ce n'est pas le résultat du vote qui me fait chier: les français se sont exprimés, il faut respecter leur vote. Moi personnellement je trouvais que les deux votes pouvaient se justifier (ou alors ne pouvaient pas se justifier, tout est question de point de vue). J'avais surtout à choisir: voter non sur le texte lui-même, voter oui par crainte qu'un texte pire ne le remplace, ou encore voter blanc sachant que ça serait compris comme une abstention. Non, ce qui me m'énerve, c'est les réactions qui ont suivi le référendum.

Je trouve que la plupart des grands journaux ont été particulièrement méprisants pour ceux qui ont voté non, en faisant des amalgames pour appuyer leur point de vue. Un éditorial typique est celui de Jean-Marie Colombani publié par Le Monde, journal a priori respectable. En voici quelques extraits:

Personne ne prétendra que les Français se sont livrés à un pur exercice d'exégèse et qu'ils se sont prononcés pour ou contre le traité constitutionnel en raison de tel ou tel de ses 448 articles.

Qu'en sait-il ? C'est évident que la majorité des électeurs n'a pas lu tout le texte, mais beaucoup l'ont fait et ont choisi de voter non. Dans ma boîte, on a débattu pendant des heures sur telle ou telle directive. Même si ce n'est pas une majorité, beaucoup de personnes, notamment parmi les jeunes actifs, ont étudié le TCE et voté Non en connaissance de cause. Colombani fait un amalgame.

Le rejet du traité constitutionnel révèle, d'abord, qu'une majorité de Français n'a pas, ou n'a plus, envie de l'Europe.

D'après les sondages que j'ai vus (sur France 2 le soir du vote) il y a environ 29% de nons souverainistes. Même si ce pourcentage n'est pas parfaitement exact, je n'appelle pas ça une majorité de français. Le reste n'est pas anti-européen.
En particulier, le PS français a une culture profondément européenne, et pourtant une majorité de ses sympathisants a voté non. Cette majorité ne voyait probablement pas la possibilité de faire une Europe sociale avec cette constitution. Encore un amalgame.

Et puis j'ai eu l'occasion (merci à mon collègue Fred) de lire cette tribune, de Fréderic Lordon, qui porte un regard très critique mais à mon avis assez juste de cet emballement médiatique. Attention, elle est très bien écrite, un peu dans le style de Bourdieu, donc un peu exigeante à lire. Quelques passages:

Quand Maryse Burgot (JT, France 2, 30 mai), envoyée très peu spéciale, s’en va sonder l’opinion hollandaise en se demandant gravement si celle-ci également se prononcera « contre l’Europe », elle ne fait probablement que rejoindre dans les automatismes de l’incurie ordinaire sa collègue du 13h qui, reprenant les mêmes mots, tend aux passagers d’un train de banlieue un micro les sommant de répondre à la question de savoir s’ils ont voté « à cause de la situation sociale » ou bien « pour ou contre l’Europe ».

[...] dire tout cela n’est pas en appeler à la résurrection de passés dépassés, mais demander simplement, si c’est possible, un peu de rigueur conceptuelle, et aussi l’effort intellectuel de sortir le débat de ces antinomies indigentes qui ne laissent pas d’autre choix que la « concurrence libre et non faussée » de l’Europe d’aujourd’hui ou le retour au goulag.

Incapables de faire la différence entre comprendre et juger, ou plutôt tenant systématiquement une proposition morale pour un acte d’intelligence du monde, leur détestation de la démocratie-qui-les-contredit se trouve pour seul émonctoire la fureur accusatrice et pour seule analyse la dénonciation de la décadence morale.

En relisant l'article pour citer des phrases clés, je redécouvre la qualité d'écriture de Frédéric Lordon, et je comprends à quel point la langue française est riche: il y a des mots pour tout. On peut trouver qu'il y va un peu fort, mais le texte est indéniablement un plaisir à lire.

Pour conclure au sujet de la Constitution, je pense qu'on doit différencier le non européen de ceux qui ne voulaient pas que la politique très libérale soit dans la constitution de l'UE du non souverainiste.
Beaucoup de tenants du oui disent aujourd'hui: "vous avez gagné, essayez de faire une constitution maintenant, avec Le Pen et compagnie".
S'ils veulent vraiment d'une constitution pour l'Europe, ce n'est pas ça qu'ils doivent dire, ils doivent plutôt dire: "nous sommes 45% pour ce traité, rassemblons-nous avec les autres pro-européens et essayons de retirer des directives jusqu'à arriver à une constitution acceptée par la majorité en France et ailleurs en Europe."

Tensions Chine-Japon: pitoyable...

Beaucoup savent que je suis passionné par la Chine et le Japon. Et pourtant aujourd'hui je vais me permettre de passer un petit coup de gueule contre les gouvernements chinois et japonais. D'ailleurs, ça n'est pas du tout contradictoire: c'est parce que j'aime ces pays que je suis aussi révolté par leurs gouvernements respectifs.

Tout d'abord, petit rappel des faits: ces derniers jours ont eu lieu de nombreuses manifestations en Chine contre le Japon. Les chinois critiquent en particulier la parution au Japon de manuels scolaire négligeant les atrocités commises par les Japonais pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Pourquoi le gouvernement japonais est pitoyable ? Parce qu'effectivement il refuse de faire son devoir de mémoire, de reconnaître publiquement et de condamner haut et fort les agissements du Japon avant et pendant la Seconde Guerre Mondiale. En Europe, on se focalise beaucoup sur l'Allemagne nazie d'Hitler, mais il faut savoir que les atrocités commises par le Japon impérialiste à cette époque sont innombrables. Aujourd'hui, des dirigeants japonais continuent à honorer les généraux de l'époque, et dans des manuels scolaires agréés par le gouvernement on ne parle pas d'invasion alors que l'invasion de la Chine a quand même fait plus de 20 millions de morts côté chinois, on ne mentionne pas les massacres ayant eu lieu dans plusieurs villes chinoises (comme Nankin, où 300.000 soldats et civils chinois ont été tués), on prétend parfois que les femmes de réconfort étaient volontaires et non forcées... D'ailleurs des excuses officielles n'ont à ma connaissance été faites ni à la Chine, ni à la Corée, et aucune indemnisation n'a été donnée.
De la même manière que la France doit reconnaître ses crimes en Algérie, que l'Eglise catholique doit reconnaître son implication dans la shoha, que la Turquie doit reconnaître le génocide arménien, il est impératif que le Japon reconnaisse ses crimes et s'excuse auprès des peuples qu'il a opprimés. Sinon, les relations en Asie ne pourront jamais être fortes, basées sur la confiance. D'autant part, les jeunes japonais ayant été éduqués de façon révisionniste, il y a un fort risque de développement du nationalisme japonais, et on voit où il a mené par le passé...

Pourquoi le gouvernement chinois est pitoyable ? Parce que, comme à son habitude, il manipule complètement la population chinoise. Depuis des années, il cultive la haine des japonais, de façon à accroître le patriotisme chinois, ce qui est tout bénéfice pour lui: en effet, les Chinois, qui ont subit la propagande du PC pendant toute leur éducation, et même plus tard par les média (évidemment manipulés), font complètement l'amalgame entre Etat chinois et gouvernement chinois. Donc critiquer le gouvernement, c'est critiquer la Chine. Aujourd'hui, sur les forums Internet chinois, si quelqu'un ose émettre une minuscule critique sur le gouvernement chinois, il va se faire lyncher de partout, on va lui dire qu'il est contre la Chine, il va même se faire insulter.
En ce moment sur la télévision chinoise, on parle sans arrêt du révisionnisme japonais, alors qu'il est extrêmement rare de voir une émission évoquer les crimes commis par les communismes depuis qu'ils sont au pouvoir (à ce sujet il y a quand même un petit peu de mieux, mais ça reste très insuffisant). Il n'y a que sur la télévision hongkongaise que les débats sont moins orientés.

Voilà, c'était mon coup de gueule du jour, j'espère ne pas vous avoir trop effrayé. Et je le rappelle une fois de plus: je n'hésite pas à critiquer les gouvernements chinois et japonais, mais je soutiens totalement les Chinois et les Japonais, qui ne sont que les victimes dans l'histoire.

A l'écoute du marché

Voilà, mon CV est de nouveau en ligne.

Ca ne veut pas dire que je ne me plais pas là ou je suis, mais juste que, comme François et Olivier, "Je suis à l'écoute du marché". Je ne m'interdirai pas de saisir une opportunité qui se présente si elle me fait progresser dans mon projet personel.

Ca se trouve:

Le jeu de go

Je connaissais ce jeu de nom depuis longtemps mais je ne m'y étais jamais intéressé plus que ça. C'est regardant le film japonais The Taste of Tea que j'ai eu envie d'apprendre à y jouer. En effet le garçon dans le film apprend le Go pour intéresser la fille dont il est amoureux quand il apprend qu'elle est inscrite au club de go de son lycée. Il y a donc quelques séquences de go et ça m'a frustré de ne rien y comprendre...

En fait le Go est né en Chine il y a plus de 4000 ans; il était surtout joué par la cour impériale et les milieux intellectuels. Il a été importé au Japon au 7e siècle, et s'est vite popularisé. Alors qu'autrefois la haute société japonaise venait s'initier au go en Chine, aujourd'hui le phénomène s'est inversé et les grands joueurs chinois ou coréens partent au Japon où le niveau est très haut et les titres très prestigieux. Les finales des grands tournois sont retransmises à la télévision, commentées par des joueurs professionnels...

Aujourd'hui le go n'est plus du tout réservé à une élite, il y a plein de monde sur les serveurs de jeu sur Internet, où on peut chatter entre deux parties, demander des conseils... ou parler du manga très populaire Hikaru no go (que je suis en train de lire) racontant la progression d'un jeune joueur de go.

Les règles sont très simples, mais conduisent à un jeu très tactique. A la différence des échecs ou des dames, le jeu ne consiste pas à "manger" tous les pions ennemis, mais plutôt à constituer le plus grand territoire. Pour faire simple, un territoire est acquis lorsqu'on l'a encerclé avec nos pions. Ce qui est intéressant, c'est que le Goban (plateau de jeu) est assez grand et qu''il y a donc deux jeux en un: un jeu local très technique (il faut placer ses pions tels qu'ils ne puissent être encerclés) et un jeu global plus tactique (placer des forces dans les coins, établir des frontières...).

Voici quelques liens, si vous avez envie de vous y mettre:

  • jeudego.org: Tout ce qu'il faut pour débuter (cours, partie commentée, et des tas de liens et de ressources, vers les prorgammes et serveurs de jeu par exemple)
  • jeudego.com: Un beau cours de Go
  • EncyGoPédie: Encyclopédie libre en français sur le jeu de Go sous forme d'un Wiki, à l'image de Wikipédia
  • Go Problems: Base de données de problèmes de Go, idéal pour progresser
  • Go Teaching Ladder: Base de données de parties commentées
  • Wikipedia: Article très clair sur le go, et une sélection de liens intéressants

Constitution européenne

J'ai vu hier soir une interview de Jean-Pierre Raffarin sur France 2.
Bon, je ne suis pas d'accord avec pas mal de ses points de vue, mais ce qui m'a enervé c'est quand il a parlé du fameux projet de Constitution européenne.

D'après lui il faut évidemment adopter cette constitution, car elle va enfin donner des institutions, un président à l'Europe, et donc lui permettre d'avoir une réelle volonté politique sur les sujets importants et une voix unique qui compte dans le monde.

Je suis tout-à-fait d'accord sur le fait que ces nouvelles institutions sont une bonne chose, car il faut effectivement que la voix de l'Europe porte plus à l'étranger. Non pas que j'estime que l'Europe fait les bons choix tout le temps (au contraire), mais disons qu'elle fait les moins pires. Il faut reconnaître que, de par son âge, son histoire, son niveau d'éduction, sa diversité, l'Europe est la plus mûre sur beaucoup de sujets. Je pense par exemple aux droits de l'homme, à la peine de mort, à l'écologie... Je crois que les Etats-Unis sont encore trop nombrilistes, trop préoccupés par leur propre avenir, leur puissance. Il y a des courants alternatifs bien sûr, mais, on l'a vu avec le réélection facile de Bush, la grande majorité des américains se fout des morts en Afrique ou de la planète tant qu'elle est en sécurité et qu'elle peut se payer tout ce qu'elle veut. Je crois que sur ces sujets cruciaux, l'Europe est plus réfléchie et doit animer les débats, faire progresser le monde en général.

Le problème, c'est que la Constition européenne, ce n'est pas seulement ça. Accepter la Constitution européenne, cela signifie accepter tous ses points, et donc accepter que l'Europe devienne encore plus libérale qu'elle ne l'est, ou en tous cas ne fasse pas de progrès de ce côté-là.

L'Europe est structurellement libérale. Elle a été mise en place par des élites financières et est hostile à toute autre forme de projet. On se rappelle tous des vives critiques vis à vis de la France défendant Alstom, ou du fait que c'est pour se mettre aux normes européennes que Sarkozy a décidé de privatiser (à terme) EDF. La Constitution européenne aurait dû au moins définir un cadre permettant de réaliser une Europe sociale, ce n'est pas du tout le cas.

Donc la réforme des institutions va dans le bon sens, mais il aurait vraiment été utile d'inclure dans cette constitution la possibilité d'évoluer vers une Europe plus sociale, à la place de confirmer la rigidite libérale dans laquelle elle se trouve. Il vaut mieux réfléchir à tout ça, avant de la ratifier, après ça sera beaucoup plus dur. Je ne dis pas que je suis contre cette constitution, mais au moins que le débat a lieu d'être.

Ouverture de mon blog... champagne !

Bon, ça fait longtemps que l'idée de faire un journal me trotte dans la tête. Mais voilà, à chaque fois je me lance et au bout de quelques jours j'ai tellement d'autres trucs à faire que je le laisse à l'abandon.

Cette fois c'est différent, je le sens. Je ne vais pas écrire un billet par jour, ça c'est sûr, mais je vais essayer d'en faire un à chaque fois qu'il se passe quelque chose d'important chez moi, ou tout simplement quand j'ai envie de communiquer sur une nouvelle que je trouve intéressante ou un sentiment que je me fais.

Ce blog restera toutefois un complément à mes albums photos, que je considère prioritaires. En effet, bien que je sois un piètre photographe, mes photos expriment mille fois mieux que moi tout ce que j'ai pu voir, découvrir lors de mes derniers voyages. Ceux qui me connaissent le savent, je suis passionné par l'Asie, mais j'aurais vraiment du mal à parler de tout ce que j'ai vu là-bas, de l'ambiance qui s'y trouve. Les photos ne peuvent en transcrire qu'une infime partie, mais c'est déjà ça.

A bientôt !