Et puis le lendemain, c'est Raphaël Hertzog, grand contributeur au projet Debian et auteur du livre Cahiers de l'admin: Debian, qui nous a présenté Debian GNU/Linux.

Le plus intéressant dans sa conférence n'était pas la description technique de la distribution, ses avantages et ce qu'on lui reproche; c'était surtout la description du fonctionnement de l'association, par quelqu'un de l'intérieur. Je rappelle que Raphaël a été candidat au poste de leader de Debian, il connaît particulièrement bien les mécanismes internes de Debian.

Les questions qui ont suivi ont aussi été intéressantes. Bon, sans surprise, la première a été la date de sortie officielle de Sarge, actuellement version Testing de Debian... Sans surprise la réponse a été évasive. Il paraîtrait que c'est imminent, le temps de fermer une centaine de bugs critiques, en enlevant des paquets si nécessaire, et de finaliser le tout. XOrg est prêt également, il sera disponible après que Sarge soit sortie. Plusieurs auditeurs ont regretté que souvent les fabricants de serveurs (Dell ou HP par exemple) ne fournissent du support que pour la distribution RedHat, et ne fournissent leur outils spécifiques qu'en RPM, car ils n'ont d'accords qu'avec RedHat. D'après Raphaël, on peut convertir ces RPM en .deb par Alien sans mettre à mal la cohérence du système, des howto sont dipos, et pour le service de nombreuses SSLL ont les compétences nécessaires.

Sinon, j'ai demandé pourquoi Debian ne souhaitait pas réduire sa liste de paquets officiellement maintenus (il y en a près de 10.000) pour concentrer ses ressources sur des points plus demandés par les utilisateurs (sorties moins retardées...) et Raphaël m'a très justement répondu qu'on ne pouvait obliger le mainteneur bénévole du paquet X a s'occuper du paquet Y. Cela dit, des efforts sont faits vus qu'une réduction du nombre d'architectures supportées est envisagée. D'autre part, des projets externes peuvent se baser sur Debian et se concentrer sur un domaine: Ubuntu est un exemple de distribution focalisée sur l'utilisateur, basée sur Debian, qui restera toujours une distribution universelle (c'est d'ailleurs son slogan).

Bref, cette conférence m'a vraiment donné envie de revenir sur une Debian chez moi, mais bon, j'ai toujours en mémoire les problèmes que j'avais rencontrés avec Debian: disque externe reconnu aléatoirement, problème d'internationalisation chinoise... De toutes façons ce n'est qu'une question de temps, j'y reviendrai.